Les points de suspension



On peut les utiliser pour exprimer la décence : «La P… respectueuse» (Jean-Paul Sartre).


Ils peuvent être un effet de style : Le responsable, c’est … moi.


Ils indiquent que le sujet qui parle est interrompu : – Je veux savoir si… – Sortez !


Ils peuvent marquer une hésitation : – Tu viens ? – Euh… Peut-être…Je dois réfléchir… Je te rappellerai…


Ils peuvent, mis entre crochets, indiquer qu’une phrase a été tronquée : […]


Ils laissent le soin au lecteur de continuer une énumération ou la phrase même. Par exemple : je vous laisse imaginer la suite…

Un texte scientifique se caractérise par sa clarté et sa précision. Aussi vaut-il mieux éviter les sous-entendus, notamment les points de suspension disant des allusions implicites. Ce type de procédé présuppose une complicité que vous n’avez pas forcément avec vos lecteurs. Ils risqueront de vous mal comprendre. Préférez dire explicitement et clairement ce qu’ailleurs, dans un texte plus familier, vous pourriez sous-entendre ou suggérer à l’aide de points de suspension.

 

Extrait de Lire et rédiger à la fac. Du chaos des idées au texte structuré, avec l'aimable autorisation de L'Etudiant.