N'ABUSEZ PAS DE SIGLES ET ABREVIATIONS

 

En principe, sigles et abréviations sont faits pour simplifier. Ils supposent néanmoins que le public sache de quoi il s’agit. Ils ne figurent pas toutes tous dans les dictionnaires. Ici encore, il est bon de savoir à quel type de public on s’adresse.

La correction veut que, au moins la première fois où le terme apparaît, on l’écrive en toutes lettres, et qu’on mette l’abréviation derrière et entre parenthèses – par exemple : la Société Nationale de Chemins de Fer (S.N.C.F.)

La correction voudrait aussi qu’on mette un point après chaque lettre. L’usage courant, surtout dans la presse, est loin de se conformer à cette règle. Ainsi, au lieu de S.N.C.F. on trouvera souvent SNCF, voire Sncf.

5.L'Etudiant, Paris, 2005.. , Paris, l'Etudiant, 2005

 
     
Scriptoria - Philosophische Schreibwerkstatt
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Comment influencer positivement son lecteur?

Un auteur à genoux, dans une humble préface,
Au lecteur qu’il ennuie a beau demander grâce,
Il ne gagnera rien sur ce juge irrité.

Nicolas Boileau.


Votre texte est destiné à être lu par un tiers ; il exige donc d’être compréhensible. Voici quelques idées qui pourront vous aider à devancer les attentes de votre lecteur; quelles sont-elles?

- Votre lecteur a peu de temps. Ils veut que vous l’aidiez à reconnaître ce qui est important dans votre texte. Laissez de côté tout ce qui est superflu! Allégez votre texte, élaguez-le pour rendre vivantes et accessibles vos idées principales. Evitez le remplissage, la surcharge, le baratin.
- Votre lecteur est moins bien informé que vous sur la question traitée. Le spécialiste, c’est vous ! Soyez explicite, ne faites pas de suppositions implicites. Votre lecteur veut apprendre quelque chose de vous ! Ne soyez pas timide, dites ce que vous avez à dire ! Ne vous cachez pas derrière les résultats ou les citations d'autrui!
- Votre lecteur ne partage pas nécessairement vos vues et opinions ; aussi est-il sage de penser que ses idées peuvent être à l’opposé des vôtres. Si vous voulez le convaincre, il faudra lui présenter un raisonnement solide, une démonstration cohérente – et non présenter des affirmations qu’il serait censé accepter comme allant de soi.

- Votre lecteur veut être intéressé. Dites-lui sans honte ni crainte ce que vous avez à lui proposer. Soulignez le caractère particulier de votre travail, l'aspect novateur de vos méthodes ou de vos résultats.
- Votre lecteur apprécie l’humilité et la modestie. Evitez de paraître pédant, évitez la redondance, les termes sophistiqués quand vous pouvez dire simple.
- Votre lecteur apprécie une langue claire. Il n’a pas envie de se battre contre une langue compliquée ou d’avoir à relire plusieurs fois un passage pour le comprendre.
- Votre lecteur veut comprendre comment vous procédez. Il attend que l’auteur le prenne par la main. Expliquez ce que vous faites, ce que vous pensez, ce que vous découvrez, ce que vous vous demandez. Exposez votre démarche et ce que vous voulez atteindre avec votre texte.
- Votre lecteur veut savoir où vous voulez le mener – et que vous l’y meniez par la voie la plus claire et la plus directe.
- Votre lecteur apprécie l’honnêteté. N’hésitez pas à reconnaître que votre travail peut être incomplet, qu’il comporte des lacunes dont vous êtes conscient.
- Votre lecteur apprécie la transparence. Il veut savoir de quoi il s’agit et n’aime pas jouer à cache-cache. Il apprécie qu’on lui expose un plan, un fil conducteur, un raisonnement logique et compréhensible.