Vous ne retenez rien (ou presque) de vos lectures?

Gédéon, doctorant en 2ème année,  lit beaucoup d’articles et de livres pour les besoins de sa thèse. Il  surligne ce qui est important, recopie des phrases intéressantes sur un document et range ses notes dans un fichier. Il ne les regarde plus, souvent même n’y pense plus. Il continue à lire, à apprendre, à prendre des notes. Il a l’impression, bizarrement, de ne rien retenir de ses lectures, ou presque.

Actualisez vos connaissances passives

Les connaissances non utilisées se perdent. Si vous reteniez tout ce que vous lisez, tout ce que vous voyez, tout ce que vous entendez au long d’une journée, vous deviendriez fou. L’oubli est nécessaire.

Aussi, si vous voulez retenir l’information, il est important de l’utiliser, d’activer des connaissances passives afin de les ancrer peu à peu dans la mémoire à long terme.

En activant vos connaissances passives, vous prenez conscience de ce que vous savez déjà, parfois à votre insu. C’est une expérience motivante, car elle renforce la confiance en soi.

Et puis, en prenant conscience de ce que vous savez déjà, vous pouvez faire l’économie de lectures inutiles; vous pouvez déterminer les thèmes qu’il vous reste à explorer. Vous ciblez vos recherches en fonction de vos besoins.

Voici un exercice simple à faire : il a pour objectif d’activer des connaissances passives; ce faisant, vous ferez le point sur vos connaissances. Aussi n’utilisez pas de documents (sinon, il s’agit d’un autre exercice) : faites confiance à votre cerveau, il aura stocké l’information essentielle.

Préparez le matériel dont vous aurez besoin

  • une grande feuille de papier (A3 ou plus) ou un tableau
  • des stylos de couleurs différentes
  • un réveil qui sonnera au bout de 25 minutes.

Pourquoi un réveil ? Si vous vous donnez un temps limité, vous serez plus enclin à vous concentrer sur votre tâche que si vous ne vous donnez aucune limite de temps. Si, au bout des 25 minutes, vous ressentez le besoin de continuer, faites une courte pause, reprogrammez votre réveil pour 25 minutes – ou moins, à vous de décider.

Pourquoi 25 minutes ? C’est une durée assez brève (la pas peur de s’enliser dans un travail sans fin est sans objet, d’où une tendance moindre à la procrastination) et assez longue pour que vous puissiez produire du contenu.

Supprimez toutes les sources de distraction.

 Faites le tour de votre sujet

Pour étudier tous les aspects de votre sujet, interrogez-le. Posez-vous les questions : qui ? Quoi ? Quand ? Comment ? Combien ? Où ? Pourquoi ?

Notez votre sujet au centre, écrivez ces mots interrogatifs autour du sujet, en couleurs, afin de bien les repérer ; et puis jetez vos réponses sur le papier, dans l’ordre ou le désordre, comme ça vous vient, dans la langue où ça vous vient, spontanément.
Vous aurez des réponses, mais peut-être aussi des questions – notez-les, sans les juger, ni les censurer, ni vous reprocher de ne pas en connaître la réponse. Gardez précieusement cette feuille, datez-la. Peut-être aurez-vous envie de la compléter dans les prochaines heures, dans les prochains jours.
N’attendez pas le moment de rédiger vos articles ou votre thèse pour réfléchir sur votre sujet par écrit ; prenez le temps, une fois par semestre, mieux encore, une fois par mois, pour faire le point sur vos connaissances et constater vos progrès.

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  • 17/10/2016

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