12 astuces contre l’angoisse de la page blanche quand on rédige une thèse

Plus le projet est long et ambitieux, plus on traverse de moments de doute. Plus le niveau d’études augmente, plus la pression (externe autant qu’interne) augmente. La rédaction de la thèse est vécue par certains doctorants comme un défi, un couronnement, l’œuvre d’une vie. Ils y investissent beaucoup de temps, de sacrifice, et veulent que leur texte reflète la qualité de leurs recherches. Ils attendent tellement de leur texte que sa rédaction se fait dans la douleur – voire ne se fait pas du tout. Combien de thèses sont déjà prêtes dans les têtes mais ne voient jamais le jour !


Les sept causes de blocages les plus communes

Un doctorat suppose qu’on investisse beaucoup de temps et d’énergie dans leur recherche doctorale. Partant, on veut que la thèse qu’on rédigera soit à la hauteur de ls recherches effectuées. On veut un texte parfait.

On attend tellement de son texte que sa rédaction se fait dans la douleur – voire ne se fait pas du tout. Combien de thèses sont déjà prêtes dans les têtes mais ne voient jamais le jour !

Comment expliquer ces blocages, cette angoisse de la page blanche (ou de l’écran vide) qui taraude tout doctorant?

Voici sept causes parmi les plus communes.

Verzweifelte Doktorandin rauft sich die Haare
  1. La peur : peur du jugement d’autrui, peur des conséquences d’une conclusion, peur du ridicule, peur de l’échec – mais aussi  peur de la réussite – entre autres.
  2. Le perfectionnisme : certains veulent tout savoir et continuent leurs recherches au lieu d’écrire ; d’autres fignolent chaque phrase, rendant la rédaction laborieuse ; ou bien, une fois le manuscrit de la thèse fini, ils le fignolent encore et encore, au point souvent de le ruiner – ou de ne jamais le rendre. J’ai ainsi rencontré une doctorante qui à force de perfectionner son texte avait transformé 250 pages en 3000. Son directeur a exigé qu’elle le réduise à 250. Elle n’y est pas parvenue.
  3. La folie des grandeurs : on veut impressionner son entourage, révolutionner sa discipline, trouver la solution magique qui règlera tous les problèmes. On place la barre si haut, qu’on a peur de commencer à rédiger sa thèse, on a peur des conséquences une fois qu’on aura impressionné tout le monde, on a peur peur de ne pas réussir à écrire le texte parfait qui seul pourrait servir ces ambitions démesurées.
  4. Le critique intérieur : une voix intérieure qui dénigre ce qu’on fait (cette idée est nulle, tu n’y arriveras jamais, les autres sont bien meilleurs que toi, par exemple).
  5. Les attentes de l’entourage, qu’elles soient réelles ou supposées (si j’échoue, on ne m’aimera plus;  si j’échoue, on se moquera de moi; mon père a tellement investi pour que je puisse faire cette thèse, il est fier de moi, je ne peux pas le décevoir – entre autres).
  6. Le destinataire du texte (par exemple un directeur de thèse qui intimide; la masse anonyme des lecteurs dont on imagine qu’ils critiqueront méchamment le texte).
  7. L’environnement (par exemple un conflit, un bureau inconfortable – ou pas de bureau du tout – des problèmes financiers, le bruit).

Il existe encore bien d’autres sources de blocages. En identifier les causes est un premier pas vers leur solution. Voici quelques pistes pour dépasser l’angoisse de la page blanche.

Douze astuces pour combattre l’angoisse de la page blanche quand on rédige sa thèse

  1. Commencez par rédiger la partie la plus facile. Vous progresserez rapidement, ce qui vous motivera à continuer.
  2. Faites un remue-méninges sur votre sujet avant de commencer à rédiger.
  3. Destinez votre texte à un proche : écrivez le premier jet de votre texte pour cette personne – ce destinataire vous fera oublier ceux qui vous bloquent.
  4. Envoyez un courriel à un proche : écrivez-lui ce sur quoi vous voudriez écrire. Un interlocuteur réel qui attend une information oblige à se concentrer sur l’essentiel.
  5. Racontez à un proche (ou à votre poisson rouge) ce sur quoi vous voulez écrire : parler est parfois plus facile que rédiger.
  6. Dites-vous que votre premier jet sera amélioré plus tard. Vouloir écrire d »emblée un texte parfait est le meilleur moyen de vous bloquer. Si perfection il y a, celle-ci résulte d’améliorations, elle ne surgit pas toute faite du néant.
  7. Changez d’outil : si vous n’arrivez pas à écrire sur l’ordinateur, essayez à la main.
  8. Changez de lieu : si vous n’arrivez pas à écrire au bureau, essayez dans la cuisine, dans un café, dans un parc.
  9. Donnez-vous un temps limité pour écrire, par exemple une demi-heure, pendant laquelle vous ne ferez rien d’autre qu’écrire.
  10. Faites une promenade – marcher détend et stimule la créativité – voir à ce propos l’article Boostez votre intelligence.
  11. Si votre critique intérieur se manifeste, accélérez la vitesse d’écriture : plus vous écrirez vite, plus il lui sera difficile de s’exprimer.
  12. Sortez de votre isolement : la solitude peut accentuer des angoisses, des peurs, des doutes. Ne restez pas seul face à votre page blanche : racontez à quelqu’un ce sur quoi vous aimeriez écrire, ou les problèmes qui vous empêchent d’écrire, ou encore soumettez ce que vous avez déjà écrit à une personne capable de critique constructive.

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Pour conclure

L’angoisse de la page blanche est un phénomène tout à fait normal pour qui rédige sa thèse. Il existe de nombreux moyens de la dépasser. Ce qui est important, c’est de ne pas paniquer et de ne pas remettre en question vos capacités intellectuelles.

Peut-être avez-vous d’autres astuces pour combattre l’angoisse de la page blanche? N’hésitez pas à les partager avec les autres lecteurs de ce blog en écrivant un commentaire!

  • 26/11/2018

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