Votre horloge biologique : l’alliée de votre thèse

Certains sont des lève-tôt, d’autres ne sont en forme que la nuit, d’autres encore ont un coup de pompe en milieu d’après-midi. Chacun a sa propre une horloge biologique. S’il n’est pas toujours possible de respecter celui-ci, en raison de contraintes sociales, familiales et professionnelles, il vaut mieux en tenir compte lorsque vous établissez votre plan de travail : au fil du jour, votre concentration, votre efficacité ont des pointes et des creux. A quoi bon vouloir lire un livre ardu juste après le repas si c’est pour vous endormir dessus? Cet article vous propose des idées pour faire travailler votre horloge biologique pour vous.

Projeter d’écrire une partie difficile à l’heure où vous avez normalement un coup de pompe est peu utile et constitue une perte de temps – sans compter le sentiment de frustration qui en découle. En revanche, sacrifier l’heure à laquelle vous êtes particulièrement en forme à une série télévisée ou une partie de tennis n’est pas un mal en soi si cela n’arrive pas régulièrement – dans le cas contraire, cela relève de l’auto-sabotage.

Voici quelques conseils :

  • Mettez à profit les moments où vous êtes au sommet de votre forme pour réaliser les tâches exigeant le plus de concentration. Vous verrez que vous progresserez en moins de temps et avec de meilleurs résultats qu’à d’autres moments. Partant, évitez les rendez-vous, les communications téléphoniques ou les séances de télévision à ces heures-là. Les moments de pic sont à consacrer à votre travail en priorité.
  • Evitez les tâches difficiles tout de suite après les repas, surtout s’ils ont été copieux : mobilisant une grande partie du sang pour assurer le travail de digestion, le corps approvisionnera moins les cellules grises en oxygène. Ici encore, il vaut mieux faire une promenade ou vous  reposer en attendant la fin de la digestion.
  • Réservez les heures de creux à la détente ou à des tâches faciles comme le rangement, les courses ou le ménage.
  • Prenez des pauses : je vois trop souvent des doctorants qui s’épuisent à la tâche, restant au bureau jusqu’à 23h, même le week-end. Bizarrement, beaucoup se plaignent de lenteur, de difficultés de compréhension, de blocages… A quoi bon vous forcer à travailler si vous n’arrivez plus à vous concentrer? Votre cerveau ne peut pas emmagasiner des quantités infinies d’informations à la suite. Il a besoin de pauses pour pouvoir traiter tout ça.
  • Ménagez-vous des pauses – pour dormir, faire du sport, faire de la musique ou autre : évitez de profiter des moments de pause pour lire les nouvelles sur votre smartphone ou surfer sur Internet si vous avez passé des heures les yeux sur l’écran. La pause est restauratrice si vous changez totalement d’activité

Pourquoi ne pas faire le test?  Pendant deux ou trois jours, aux moments où votre énergie connaît un creux, faites une pause, une vraie pause : éteignez vos écrans, dormez ou bougez, ne serait-ce qu’une dizaine de minutes, plus si c’est possible.

Vous n’êtes pas sûr(e) de connaître les moments où vous êtes au mieux de votre forme et ceux où vous passez par des creux? Vous pouvez, pendant quelques jours, tenir un journal en vous aidant du tableau ci-dessous. Vous serez rapidement en mesure de dresser un bilan de l’état de vos facultés aux différents moments de la journée.

Heure

Ce que je veux faire Ce que j’ai fait

Temps passé

Niveau de concentration

(1-2-3)*

*Niveau de concentration :

  1. bon, vous avez bien travaillé
  2. moyen, vous étiez peu concentré(e) et n’avez pas tout fait
  3. nul, vous n’étiez pas du tout concentré(e), vous avez perdu votre temps

Si vous remarquez  que  vous faites les tâches les plus difficiles au moment où vous êtes au plus bas de la forme, modifiez votre emploi du temps. Aménagez des temps de pauses, couchez-vous plus tôt et levez-vous plus tôt. Afin de contrôler l’efficacité de ces modifications, vous pouvez, pendant quelques jours, user de ce tableau afin de dresser un bilan quotidien. Une fois que vous aurez le sentiment d’avoir distribué les tâches à réaliser en fonction de votre horloge biologique, vous n’en aurez plus besoin.

Remarquons cependant que le rythme biologique de chacun peut être perturbé en cas de stress, de maladie ou changer en fonction des saisons ou du temps qu’il fait. Faites attention, observez-vous et tenez compte des changements de rythme que vous pourrez constater chez vous pour réaménager votre emploi du temps.

Une astuce pour vous faciliter la tâche : développez des routines. Il est plus facile de travailler si l’on se met tous les jours à la même heure au travail plutôt que de changer tous les jours de rythme. Des moments réguliers de travail aident à la concentration. Tout comme notre corps apprend qu’à midi il est l’heure de manger, il apprend : maintenant, c’est l’heure de travailler !

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  • 15/02/2017

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