Martha Boeglin

Bienvenue sur mon site!

Je suis Martha Boeglin, fondatrice de Scriptoria. Je suis docteure en philosophie, auteure et experte en rédaction scientifique. J'anime des formations pour aider les doctorants à rédiger leurs thèses et leurs articles. 

Je travaille en cinq langues (français, anglais, allemand, espagnol et serbe).

  • En français, parce que c'est ma langue paternelle.
  • En serbe, parce que c'est la langue de ma mère - à défaut d'être ma langue maternelle.
  • En allemand, parce que je vis en Allemagne depuis 30 ans.
  • En espagnol, parce que j'ai vécu jusqu'à 17 ans en Amérique Latine (à Cuba, au Pérou et au Paraguay). 
  • En anglais, parce que c'est la lingua franca en sciences - et dans le monde. 

La douleur de ma rédaction

Après des études de Philosophie à Strasbourg et à Berlin, j'ai présenté ma thèse en 1998.  Mon sujet? La violence de l'art moderne ou Adorno : une esthétique de la non-violence.

Au moment de rédiger ma propre thèse, j'ai traversé une long passage à vide. Paralysée face à la montagne d'informations à traiter, je passais mon temps à me demander : par où commencer? Que dire? Comment structurer le chaos de mes idées? Ai-je vraiment tout lu? Je n'écrivais pas. Et je culpabilisais. Et le temps qui passait m'angoissait...

Mais avant de la présenter, il a fallu l'écrire... 

La première partie de ma rédaction de thèse a été une longue souffrance : je réécrivais sans cesse la première phrase, je ne voyais pas où mon texte devait mener, je ne savais pas quoi dire, ni dans quel ordre. 

Pourtant, mon sujet était clair, je pouvais en parler pendant des heures. Qui plus est, j’ai toujours aimé écrire. Mais pour la thèse, ça bloquait.

Je m’arrachais littéralement les cheveux.

L'angoisse de la page blanche est normale

C’est un atelier d’écriture à la Technische Universität de Berlin (T.U.B.) – qui m’a sauvée – et sauvé ma thèse. J’y ai découvert des informations cruciales pour un doctorant :

  • Les blocages tels que l’angoisse de la page blanche – ou de l’écran vide - sont normaux : ils font partie du processus de la rédaction.
  • Il existe des techniques simples mais efficaces pour surmonter l'angoisse de la page blanche
  • Un bon texte est le produit de plusieurs phases d'amélioration (pas seulement de corrections orthographiques) : il ne s'écrit pas en un premier jet parfait.
  • Les trois sources de blocage les plus répandues chez les doctorants sont la peur, le perfectionnisme et... la folie des grandeurs.

Une méthode structurante

J'ai découvert lors de cet atelier d’écriture à la T.U.B. une stratégie de rédaction efficace : j'ai pu rapidement structurer mes idées, et structurer mon temps : en 3 mois, j'ai pu rédiger ma thèse, sans plus rencontrer de blocages. La deuxième partie de ma rédaction de thèse s'est déroulée dans une vague d’euphorie : j’avançais à grands pas et profitais à fond de chaque minute de la journée. Et j'avais le temps, à côté de la thèse, de vivre normalement.

Quelle surprise de découvrir l'existence de techniques d'écriture, de stratégies de rédaction... et de constater qu'on ne les enseigne pas à l'université!

Et dire que tant de jeunes chercheurs intelligents souffrent de dépressions, suivent des psychothérapies, ingèrent des anti-dépresseurs, parce que se sentant incapables de rédiger. Sans compter ceux, moins nombreux, certes, mais pas moins intelligents, qui finissent par abandonner, alors qu'ils ont mené des recherches de qualité. Comment peut-on tolérer un tel gâchis?

Pourquoi j'enseigne la rédaction scientifique

Une fois mon titre de docteur en poche, j'ai commencé à proposer des ateliers d'écriture dans mon appartement berlinois : très vite, des participantes m'ont fait inviter par leurs écoles doctorales. C'est ainsi que j'ai pu mesurer l'urgence des besoins en formations à la rédaction pour chercheurs.

En 2002, j'ai fondé les ateliers d'écriture pour doctorants Scriptoria. Leur objectif? Aider les doctorants à préparer leurs thèses et à rédiger des textes de qualité en toute autonomie.

Voilà maintenant 17 ans que j'accompagne des doctorants de toutes disciplines dans le cadre des formations doctorales de diverses universités françaises et allemandes notamment. 

Mon travail se nourrit de mon expérience, bien sûr, mais aussi des recherches sur l'enseignement de la rédaction qui se font en Allemagne. 

En effet, depuis les années 80, des universités - notamment celles de Bielefeld et Bochum - on mis en place des Writing Center à l'attention des étudiants et du personnel enseignants : ateliers d'écriture, mentoring, formations à l'enseignement de la rédaction scientifique, accompagnés de recherches et de publications sur le sujet. 

C'est tout ce travail pratique et scientifique, méconnu en France, qui alimente le mien. Et qui constitue aussi l'originalité et la force de mon travail. 

Lorsque je me suis présentée dans les universités françaises, ce type d'approche était inconnu et suscitait de l'intérêt. Certaines ont voulu tenter l'expérience. Je travaille en collaboration avec elles depuis plus de dix ans pour certaines.

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