motivation

Rester motivé sur le long terme est ardu, tant les obstacles parsemés sur le chemin de la thèse sont nombreux. On se sent souvent KO. Notamment sur la dernière ligne droite – la rédaction. Voici des pistes pour (re)trouver la motivation nécessaire pour finir votre thèse.

Comment se motiver pour finir sa thèse?

Les sources de découragement les plus communes

S’il y a de nombreuses causes au découragement, il y en a quelques unes qui sont particulièrement récurrentes chez les doctorants que je rencontre :

  • Se comparer aux autres : ils semblent toujours plus intelligents, plus efficaces, plus productifs. Vous ne voyez jamais qu’une face de la médaille.
  • Une attitude défaitiste : à force de se répéter : je suis nul, je n’y arriverai jamais, c’est toujours sur moi que ça tombe, on finit par y croire.
  • Vouloir en faire trop en même temps : c’est le meilleur moyen de s’épuiser, de perdre de vue son objectif et de stagner au lieu de progresser. Alors, on va se dire qu’on est nul, qu’on n’y arrivera jamais – et accentuer le sentiment de défaite.
  • S’éparpiller : le risque est grand de faire des choses inutiles – plus précisément des choses qu’on n’exploite pas sur le moment; inutilisées, elles en deviennent inutiles. Par exemple un entretien très intéressant qu’on ne réécoute pas avant deux ans : quand on y retourne, on ne le comprend plus – on bien on constate qu’il y avait là une mine d’idées impossibles à exploiter par manque de temps.
  • La procrastination : quand on remet tous les jours au lendemain, on finit par ne plus croire en soi, et la motivation s’amenuise.
  • La fatigue et le surmenage. Le corps finit par vous présenter la facture – douleurs, accidents, insomnies, incapacité à se détendre, burn out. Quand le voyant rouge s’allume, la plupart des automobilistes filent chez le premier garagiste pour faire réparer leur voiture. Mais quand le corps donne les premiers signes de faiblesse, la plupart des gens les ignorent et poussent jusqu’à ce que le problème devienne handicapant.
  • Le perfectionnisme : à force de vouloir tout lire, tout explorer, cette recherche qui au départ était passionnante devient un boulet qu’on traîne : on le traîne depuis si longtemps qu’on ne veut pas l’abandonner. Mais on en a tellement assez qu’on ne le supporte plus.

Occupe-toi de peu de choses si tu veux avoir du courage.

Démocrite

12 pistes pour vous motiver

Il existe de nombreuses techniques pour se motiver. Voici les douze que je trouve les plus performantes.

  1. Remémorez votre enthousiasme originel : notez dans votre journal de bord pourquoi votre sujet vous enthousiasmait tant au début.
  2. Remémorez-vous les motifs que vous aviez lorsque vous avez décidé de commencer cette thèse : qu’en espériez-vous? Quelles questions vous posiez-vous? Quelles réponses vouliez-vous trouver?
  3. Remémorez-vous votre objectif : que voulez-vous atteindre avec votre thèse?
  4. Considérez votre objectif : qu’avez-vous déjà dans votre ordinateur qui vous permet de l’atteindre? Commencez par exploiter tout ce que vous avez déjà rassemblé.
  5. Votre thèse est un ensemble de tâches à réaliser. Cherchez ce qui vous intéresse dans une tâche à accomplir : quel est l’aspect du sujet ou de la question qui pourrait susciter votre curiosité?
  6. Quelle que soit l’activité que vous avez à faire, commencez toujours par le plus simple, le plus intéressant, le mieux connu. Vous avancerez plus vite dans votre travail, ce qui vous satisfera et vous motivera à continuer.
  7. Travaillez régulièrement. Il est dangereux de faire de longues pauses entre deux phases de travail : on oublie beaucoup de choses, il faut se remettre dans le bain, cela prend du temps et de l’énergie.
  8. Limitez le nombre de choses que vous avez à faire : que pouvez-vous supprimer? Que pouvez-vous déléguer? Que pouvez-vous réduire?
  9. Faites des bilans hebdomadaires, voire quotidiens : prendre conscience de ce que vous avez accompli vous fera du bien.
  10. Cessez de vous comparer aux autres : untel a rédigé sa thèse en trois mois, alors que moi j’en suis à ma deuxième année! Et alors? Vous ne savez pas dans quelles conditions cette personne a travaillé, à quoi elle a renoncé, ce qui l’a aidée. Vous ne voyez que la façade, et derrière elle il y a tout un monde que vous ignorez. Acceptez que vous êtes différent (pas moins bon, pas meilleur : différent). Et que ce qui est bon pour l’un n’est pas forcément adapté à l’autre.
  11. Sortez de votre isolement, rencontrez des gens, faites des activités avec d’autres personnes. Vous avez besoin de vous changer les idées, de communiquer, de penser à autre chose qu »à votre thèse.
  12. Veillez à dormir suffisamment, à faire des pauses, à vous distraire, à recharger vos batteries. Surtout si vous avez beaucoup à faire – tout être vivant a besoin de repos – même un doctorant!

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  • 17/01/2020

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